Bernard Ourghanlian CTO et CSO de Microsoft France nous fait découvrir les problèmes concrets que pourrait résoudre un ordinateur quantique et comprendre l’approche originale développée par Microsoft pour construire un ordinateur quantique topologique
dimanche 18 mars 2018
vendredi 5 janvier 2018
Les 6 prévisions technologiques 2018 de GitHub
Les 6 prévisions technologiques 2018 de GitHub
2017 a été l'année de l'intelligence artificielle et
de l'apprentissage automatique, deux domaines dont les avancées vont se poursuivre
pendant encore de longues années. Que pouvons-nous attendre en 2018 ?
Les données occupent une
place de plus en plus importante dans notre vie et imposent des exigences croissantes
sur la sécurité, le cloud et la technologie open source Voici les principales tendances
qui animeront l'année à venir du point de vue technologique. Jason Warner est senior VP en charge de la technologie chez
GitHub.
1. Les données vont tout dominer : ces dernières années, le Cloud
1.0 a marqué l’apparition de tâches de calcul dans les environnements cloud de grande
envergure. Le Cloud 2.0, quant à lui, - celui que nous connaissons aujourd’hui et
dont l’évolution va se poursuivre - concerne les données, le transfert des informations
et les outils et services qui le rendent possible, que ce soit sur le plan analytique
ou de l’apprentissage automatique (machine learning). Qu’elles le sachent ou non,
toutes les entreprises actuellement en activité à travers le monde sont des data companies, des sociétés dont l’activité repose
sur les données. En 2018, le transfert et la valorisation des données deviendront
le plus grand atout des entreprises, à condition qu’elles sachent comment les exploiter.
2. La « guerre du workflow » va franchir un nouveau palier, tout
comme les fusions et acquisitions : la course est lancée pour capter l’attention des développeurs
dans le but de développer l’écosystème du cloud. Le marché des fusions et acquisitions
va s’enflammer. Les grands comptes du secteur high-tech vont faire main basse sur
les structures plus modestes, spécialisées dans la résolution des problèmes d’infrastructure
et la création d’outils de gestion du workflow plus performants. Notre rôle sera
crucial dans l’intégration des plateformes de développement entre ces entreprises.
3. L’open source entreprend sa remontée : véritable OVNI il y a dix ans,
Linux est aujourd’hui la norme. À l’époque, des entreprises comme Amazon, Google
et Microsoft étaient obligées de construire leurs propres outils, faute de systèmes
permettant de créer leurs projets. Depuis, bon nombre de ces frameworks sont devenus
disponibles en open source. Cette mutation est en train de transformer ce dans quoi
les entreprises investissent, et d’élever les logiciels libres au rang de véritables
concurrents pour les outils traditionnels.
4. L’infrastructure aura son moment « Ruby on Rails » : de nouveaux outils disponibles
sur le marché vont rapidement accélérer le passage de l’idée à la production, ainsi
que réduire le temps consacré par les développeurs à faire des réglages « sous le
capot ». Les développeurs d’applications disposeront ainsi de davantage de temps
pour effectuer ce qu’il leur plaît le plus, c’est-à-dire améliorer, régler et enrichir
leurs produits.
5. La sécurité va se poster aux premières loges - et y rester : partout dans le monde, de nombreux
systèmes critiques sont insuffisamment robustes et leur exposition ne cesse de croître.
Les vagues régulières d’attaques par malware que nous avons enregistrées cette année
vont se poursuivre à un rythme croissant, avec pour corollaire une augmentation
des ressources financières et de développement dédiées à la sécurité. La sécurité
doit être incorporée au code dès son développement, au lieu d’être ajoutée au cours
de la phase de production. Par ailleurs, nous allons assister à l’émergence de systèmes
plus intelligents qui, à terme, formeront une série de couches automatiquement sécurisées.
6. Notre Internet libre et ouvert sera soumis à rude épreuve : la fragilité de la neutralité du
Net ainsi que la montée en puissance des lois de localisation des données propres
à chaque pays vont probablement mettre à l’épreuve la résilience d’Internet, mais
également du tissu social mondial et de la manière dont les entreprises collaborent
aux quatre coins du monde.
jeudi 16 novembre 2017
[Salon de l’aéronautique 2017 ] : Carton plein
Avec 150 milliards de
commande en 4 jours pour la filière
aéronautique, Boeing devant Airbus pour
la première fois depuis 2012, Airbus remportant l'une des plus grosse commande
du salon avec 100 A320neo et 2000 commandes de moteur CFM56 et LEAP pour CFM, la
coentreprise de Safran et de GE, l’édition 2017 du Salon de l’Aéronautique et
de l’Espace au Bourget est un grand succès pour tous les acteurs de la filière
aéronautique.
Le salon a confirmé une autre évolution : l'importance
grandissante du numérique dans la production aéronautique, devenue le thème de
prédilection de tous les patrons de secteur. La présence d’Atos avec Siemens en
est l’illustration : la valeur numérique semble porter tous les espoirs de
gain de productivité des clients confrontés à de nombreux problèmes de retard
et de dérapage budgétaire au cours de la dernière décennie.
Atos et Siemens ont affichés clairement leur ambition commune
en donnant un signal
fort de développement de l’activité Aéronautique et Défense à notre international
avec le focus sur le Go2Market
stratégique autour d'Atos Codex / MindSphere, IT / OT Convergence et la Cybersécurité
Nous avons accueillis plus de 80 clients sur le chalet Atos et Siemens, avec la visite de 9 délégations et de
nombreux journalistes pour des interviews exclusives dans la presse française
et internationale ;
Les démos des solutions Atos Mindsphere par Christophe
Sabarots et de la cybersécurité par les équipes du BTIC Nicolas Geoffroy et
Hyppoline GROMY ont remporté un grand succès.
mercredi 15 novembre 2017
Le 1er Challenge Industrie du Futur révèle un palmarès d'exception !
Plus de 80
candidatures ont été enregistrées pour ce challenge « Industrie du Futur à
destination des start-ups françaises. Celles-ci ont été étudiées selon 3
catégories : procédés & matériaux du futur, cybersécurité & data
science et l’industrie 4.0. Les 14 projets les plus innovants ont été retenus pour
participer à la phase finale et ainsi être accompagné par des « experts –
métiers » afin d’adapter leur projet au contexte industriel et bénéficier d’un
support de choix.
A l’issue des
présentations des projets de chacune des 14 start-ups finalistes, le jury présidé par Jean-Marie Simon, Directeur Général Atos France et Luc Graux, Président de
SKF France a distingué dans le cadre innovant de la SKF
Solution Factory à Saint-Cyr-sur-Loire :
·
Pour le prix de la catégorie "Cybersécurité & data science" les start-ups SKEYETECH, pour la sécurité
des sites industriels, et TELLMEPLUS, pour sa plate-forme de «
Predictive objects ».
·
Pour le prix de la catégorie "Industrie 4.0" la start-up ENERGIENCY pour son approche innovante des enjeux
écologiques de l’industrie de demain, avec son logiciel d’analyse de la
performance énergétique dans l’usine.
·
Pour le prix de la catégorie "Matériaux et procédés du futur"
la start-up ENOVASENSE,
pour son innovation technologique permettant la mesure de l’épaisseur des
revêtements sur tous les matériaux.
Suite aux votes en
ligne des internautes et aux votes en salle durant toute la finale, ce sont les
start-ups SKEYETECH et ENOVASENSE qui ont emporté le prix Coup de
Cœur.
Découvrez en images les moments forts
du challenge !
lundi 1 août 2016
Les nouvelles technologies dessinent l’usine du futur dans l’aéronautique
Le transport
aérien mondial prend de l’ampleur avec une croissance du trafic passager de 5%
pour les 20 prochaines années. Pour
répondre à cette demande, Airbus en Europe et Boeing aux États-Unis vont produire
près de 1 900 avions de ligne en 2018 soit plus du double de la production
totale des deux constructeurs en 2008. Il s’agit là d’une évolution historique
qui oblige les entreprises aéronautiques du monde entier à perfectionner leurs usines pour supporter les hausses de
cadences de production tout en maintenant un haut niveau de qualité.
L’amélioration de la production industrielle demeure le principal enjeu des avionneurs.
Accélérer le développement d’avions plus rapides, plus
abordables, plus écologiques, et plus rentables en termes d’exploitation et
d’entretien, nécessite que l’on fasse appel à de nouvelles technologies ainsi
qu’à de nouveaux types de matériaux. Ces changements technologiques entrainent la
mise en place de nouveaux procédés de fabrication et leur intégration dans le
système d’information. Les avionneurs souhaitent écourter la durée du cycle
d’intégration des innovations sur tous les appareils qu’ils construisent, en passant
d’une période de deux à trois ans à une durée de quelques mois seulement. Cette
réduction de cycle permet une mise sur le marché plus rapide de produits
compétitifs, permettant à l’avionneur de renforcer ses parts de marché .L’utilisation
de robots et de cobots dans le processus de fabrication ainsi que leur bonne
intégration dans le système d’information est un facteur clé de succès de
l’usine de demain.
De nouveaux
procédés de production comme la fabrication additive (FA) ou impression 3D qui
consiste à produire des pièces complexes en faisant fondre et se superposer des
couches successives de matériau, à l’inverse de l’usinage classique de la
tôlerie ou de la fonderie, permettent d’accélérer la fabrication et de réduire
les coûts d’opérations. La discipline du « manufacturing avion » doit
donc s’adapter. On n’installe pas un câble électrique en cuivre comme un câble
en fibre optique, cela nécessite de nouvelles compétences. La simulation 3D ou
la réalité augmentée sont pensées pour aider les ouvriers à réaliser ces
nouvelles tâches, tout en garantissant un haut niveau de qualité du produit
final. Ces solutions couplées avec des solutions de digitalisation comme les
wearables ou les tablettes optimisent la productivité des cols bleus (accès
beaucoup plus rapide à l’information) et renseignent en temps réel sur les états de production et les problèmes de
qualité.
L’accélération des cadences passe entre autre par l’amélioration
de la connectivité dans les sites avec des machines de production mieux
intégrées dans le Système d’Information (interfaces avec ERP, MES…) afin de mieux
prévoir et anticiper les arrêts de production et optimiser les chaînes. La mise
en place d’une « usine du futur » est donc indissociable de
l’optimisation de la connectivité entre les différents moyens de production
(machines, sites..). Tous ces éléments connectés sont amenés à générer beaucoup
de données en temps réel qui devront être traitées via des capacités de type
Big data afin d’en extraire de la valeur et d’améliorer l’outil industriel.
La mise en œuvre de
l’usine aéronautique du futur nécessite d’améliorer également la traçabilité
des produits, avec l’utilisation de moyen de traçage (QR Code, RFID ou Barre
code) et de plateformes de big data qui permettent de mieux représenter les
flux de pièces entre sites et d’informer les opérateurs en temps réel. Pour apporter pleinement les bénéfices attendus, la
traçabilité doit se concevoir au travers de toute la chaine de valeur, en
prenant en compte les fournisseurs et leurs écosystèmes respectifs. Ce point
particulier est malheureusement illustré par l’activité récente d’Airbus qui
est à ce jour dans l’incapacité de livrer certains avions du fait de la non
réception de certains composants en temps et en qualité.
Enfin, l’industrie aéronautique fait face à un
challenge de taille : être en mesure d’honorer ses carnets de commandes qui sont pleins suite aux ventes de ces
dernières années (avec des ratios book to bill supérieur à 1). Cette chance
qu’ont les avionneurs représente malgré tout un risque financier car ces
backlogs restent fictifs : en effet, la santé du secteur aérien est
fortement corrélé au prix du baril et à différents éléments extérieurs
(épidémies, terrorisme, conflits…). Il est aujourd’hui difficile de prévoir ce
que sera l’économie dans 8 à 10 ans ; des compagnies aériennes qui ont
aujourd’hui des facilités financières peuvent être amenées à subir de graves
crises qui peuvent altérer leur pouvoir d’achat. Ainsi, nous pouvons observer
chez les gros avionneurs des annulations de commande ou des revues de planning
de livraison, qui ont un impact direct sur le manufacturing et toute la chaîne d’approvisionnement.
La mise en œuvre de solutions « end-to-end » couvrant toute la chaine
de valeur de conception du produit doit permettre aux industriels de réduire
les temps de cycle et ainsi limiter l’exposition aux risques mentionnés.
La vraie
révolution du manufacturing, plus communément appelée industrie 4.0, va passer
par le système d’information et l’intégration plus forte des différents systèmes
existants (ERP, MES, SCM, Engineering…) afin d’assurer un haut niveau de
qualité, de sûreté et de sécurité. Si les hausses de cadences de
production demeurent les principaux enjeux industriels pour les avionneurs, une
meilleure intégration des ressources de production et la prise en compte de
nouvelles données sont au cœur de la stratégie de transformation des grands
comptes de l’aéronautique.
Cette profonde mutation exigera de pouvoir compter sur des partenaires
capables, comme Atos, d’en appréhender tous les aspects, de la mise en place
d’infrastructure performante (comme les HPC) à la bonne intégration de systèmes
en passant par les outils de traitement de la donnée.
P Jarrige, Consultant Atos
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