mercredi 15 novembre 2017

Le 1er Challenge Industrie du Futur révèle un palmarès d'exception !

Plus de 80 candidatures ont été enregistrées pour ce challenge « Industrie du Futur à destination des start-ups françaises. Celles-ci ont été étudiées selon 3 catégories : procédés & matériaux du futur, cybersécurité & data science et l’industrie 4.0. Les 14 projets les plus innovants ont été retenus pour participer à la phase finale et ainsi être accompagné par des « experts – métiers » afin d’adapter leur projet au contexte industriel et bénéficier d’un support de choix.
A l’issue des présentations des projets de chacune des 14 start-ups finalistes, le jury présidé par Jean-Marie Simon, Directeur Général Atos France et Luc Graux, Président de SKF France  a  distingué dans le cadre innovant de la SKF Solution Factory à Saint-Cyr-sur-Loire : 
·         Pour le prix de la catégorie "Cybersécurité & data science" les start-ups SKEYETECH, pour la sécurité des sites industriels, et TELLMEPLUS, pour sa plate-forme de « Predictive objects ».
·         Pour le prix de la catégorie "Industrie 4.0" la start-up ENERGIENCY pour son approche innovante des enjeux écologiques de l’industrie de demain, avec son logiciel d’analyse de la performance énergétique dans l’usine.
·         Pour le prix de la catégorie "Matériaux et procédés du futur" la start-up ENOVASENSE, pour son innovation technologique permettant la mesure de l’épaisseur des revêtements sur tous les matériaux. 
Suite aux votes en ligne des internautes et aux votes en salle durant toute la finale, ce sont les start-ups SKEYETECH et ENOVASENSE qui ont emporté le prix Coup de Cœur.
Découvrez en images les moments forts du challenge !


lundi 1 août 2016

Les nouvelles technologies dessinent l’usine du futur dans l’aéronautique


Le transport aérien mondial prend de l’ampleur avec une croissance du trafic passager de 5% pour les  20 prochaines années. Pour répondre à cette demande, Airbus en Europe et Boeing aux États-Unis vont produire près de 1 900 avions de ligne en 2018 soit plus du double de la production totale des deux constructeurs en 2008. Il s’agit là d’une évolution historique  qui oblige les entreprises aéronautiques du monde entier à perfectionner  leurs usines pour supporter les hausses de cadences de production tout en maintenant un haut niveau de qualité. L’amélioration de la production industrielle demeure  le principal enjeu  des avionneurs.
Accélérer le développement d’avions plus rapides, plus abordables, plus écologiques, et plus rentables en termes d’exploitation et d’entretien, nécessite que l’on fasse appel à de nouvelles technologies ainsi qu’à de nouveaux types de matériaux. Ces changements technologiques entrainent la mise en place de nouveaux procédés de fabrication et leur intégration dans le système d’information. Les avionneurs souhaitent écourter la durée du cycle d’intégration des innovations sur tous les appareils qu’ils construisent, en passant d’une période de deux à trois ans à une durée de quelques mois seulement. Cette réduction de cycle permet une mise sur le marché plus rapide de produits compétitifs, permettant à l’avionneur de renforcer ses parts de marché .L’utilisation de robots et de cobots dans le processus de fabrication ainsi que leur bonne intégration dans le système d’information est un facteur clé de succès de l’usine de demain.  

De nouveaux procédés de production comme la fabrication additive (FA) ou impression 3D qui consiste à produire des pièces complexes en faisant fondre et se superposer des couches successives de matériau, à l’inverse de l’usinage classique de la tôlerie ou de la fonderie, permettent d’accélérer la fabrication et de réduire les  coûts d’opérations. La discipline du « manufacturing avion » doit donc s’adapter. On n’installe pas un câble électrique en cuivre comme un câble en fibre optique, cela nécessite de nouvelles compétences. La simulation 3D ou la réalité augmentée sont pensées pour aider les ouvriers à réaliser ces nouvelles tâches, tout en garantissant un haut niveau de qualité du produit final. Ces solutions couplées avec des solutions de digitalisation comme les wearables ou les tablettes optimisent la productivité des cols bleus (accès beaucoup plus rapide à l’information) et renseignent en temps réel  sur les  états de production et les problèmes de qualité.

L’accélération des cadences passe entre autre par l’amélioration de la connectivité dans les sites avec des machines de production mieux intégrées dans le Système d’Information (interfaces avec ERP, MES…) afin de mieux prévoir et anticiper les arrêts de production et optimiser les chaînes. La mise en place d’une « usine du futur » est donc indissociable de l’optimisation de la connectivité entre les différents moyens de production (machines, sites..). Tous ces éléments connectés sont amenés à générer beaucoup de données en temps réel qui devront être traitées via des capacités de type Big data afin d’en extraire de la valeur et d’améliorer l’outil industriel.

La mise en œuvre de l’usine aéronautique du futur nécessite d’améliorer également la traçabilité des produits, avec l’utilisation de moyen de traçage (QR Code, RFID ou Barre code) et de plateformes de big data qui permettent de mieux représenter les flux de pièces entre sites et d’informer les opérateurs en temps réel. Pour apporter pleinement les bénéfices attendus, la traçabilité doit se concevoir au travers de toute la chaine de valeur, en prenant en compte les fournisseurs et leurs écosystèmes respectifs. Ce point particulier est malheureusement illustré par l’activité récente d’Airbus qui est à ce jour dans l’incapacité de livrer certains avions du fait de la non réception de certains composants en temps et en qualité.


Enfin, l’industrie aéronautique fait face à un challenge de taille : être en mesure d’honorer ses carnets de commandes  qui sont pleins suite aux ventes de ces dernières années (avec des ratios book to bill supérieur à 1). Cette chance qu’ont les avionneurs représente malgré tout un risque financier car ces backlogs restent fictifs : en effet, la santé du secteur aérien est fortement corrélé au prix du baril et à différents éléments extérieurs (épidémies, terrorisme, conflits…). Il est aujourd’hui difficile de prévoir ce que sera l’économie dans 8 à 10 ans ; des compagnies aériennes qui ont aujourd’hui des facilités financières peuvent être amenées à subir de graves crises qui peuvent altérer leur pouvoir d’achat. Ainsi, nous pouvons observer chez les gros avionneurs des annulations de commande ou des revues de planning de livraison, qui ont un impact direct sur le manufacturing et toute la chaîne d’approvisionnement. La mise en œuvre de solutions « end-to-end » couvrant toute la chaine de valeur de conception du produit doit permettre aux industriels de réduire les temps de cycle et ainsi limiter l’exposition aux risques mentionnés.

La vraie révolution du manufacturing, plus communément appelée industrie 4.0, va passer par le système d’information et l’intégration plus forte des différents systèmes existants (ERP, MES, SCM, Engineering…) afin d’assurer un haut niveau de qualité, de sûreté et de sécurité. Si les hausses de cadences de production demeurent les principaux enjeux industriels pour les avionneurs, une meilleure intégration des ressources de production et la prise en compte de nouvelles données sont au cœur de la stratégie de transformation des grands comptes de l’aéronautique.

Cette profonde mutation exigera de pouvoir compter sur des partenaires capables, comme Atos, d’en appréhender tous les aspects, de la mise en place d’infrastructure performante (comme les HPC) à la bonne intégration de systèmes en passant par les outils de traitement de la donnée.

P Jarrige, Consultant Atos 

L'histoire de la technologies aux Jeux Olympique par Atos #Rio2016

L'histoire de la technologies aux Jeux Olympique pour 
Rio2016 

lundi 8 février 2016

Une immersion dans le futur immédiat...


Chaque année depuis 2005, Atos décerne ses Trophées de l’Innovation aux projets les plus innovants réalisés par ses collaborateurs. Membre du jury de la dernière édition, Bruno Dahan, Directeur de l’Innovation Customer Services chez Airbus, livre ses impressions sur une journée à l’état de l’art en matière d’innovation technologique. 



https://thegist.atos.net/fr-fr/vision-et-innovation/une-immersion-dans-le-futur-imm%C3%A9diat


Premiers retours du CES 2016

La grande messe des nouvelles technologies qu’est le Consumer Electronic Show de Las Vegas (3 670 exposants, 20 000 nouveaux produits, 170 000 visiteurs)  vient de se terminer et les médias français ont fait largement écho à la forte présence française avec le label « French Tech  regroupant plus de 160 entreprises dont 66 startups. Cette édition 2016 du CES  permet de capter des indications sur les évolutions potentielles du marché des nouvelles technologies.

Vous trouverez en pièce jointe un « Premiers retours du CES 2016 » issu du blog d’Olivier Ezrati qui en fait comme chaque année un bilan intéressant.
Il  relève trois tendances clés de ce CES : les objets connectés,  la réalité augmentée et les drones.

Dans le domaine des objets connectés,  de très nombreuses solutions (santé, bien être, sports, maison) ont été présentées, avec de très nombreuses « Smart Watch », d’innombrables bracelets et autres dispositifs avec une forte progression des « wearables ».

Dans le domaine de la réalité augmentée : un très grand nombre de sociétés proposaient des solutions logicielles exploitant la réalité virtuell
e. Ce marché a connu en 2015 une croissance de 440% pour un chiffre d’affaire de 540 millions.

Dans le domaine des drones : plus de 40 sociétés ont présenté des offres, plus ou moins spécialisées adressant tant les besoins professionnels (surveillance, manutention, etc.) que les attentes grand public. Ce marché très dynamique (115% de croissance en 2015) représente un chiffre d’affaire de 953 millions de dollars pour 2,9 millions d’unités vendues.

En digérant ces innovations révélées au CES, certaines technologies ont un impact sur les métiers de nos clients notamment pour l’automobile avec la conduite automatique ou assistée, l’aéronautique avec la 3D et la domotique.
Quelques illustrations de ce CES dans les métiers:

Dans le secteur automobile le CES a mis en avant l’évolution de la conduite assistée qui est un enjeu clé de l’industrie automobile avant que l’on passe à la conduite automatique. La conduite assistée va se généraliser plus rapidement que prévu.
Pour ce qui est de la conduite entièrement automatique, les avis sont partagés entre un Elon Musk de Tesla qui indique que c’est pour dans quelques années et des constructeurs plus prudents qui demandent de patienter 15 ans. Et ce n’est pas qu’une question de régulation. Les constructeurs mettent aussi en avant le passage à l’électrique ou à l’hydrogène, toujours mis en avant, chez Toyota et Honda.
La thématique de l’intelligence artificielle a été mise en avant par les équipementiers automobiles  (Nvidia,Qualcomm, Mobileeye, Bosch, Valéo, etc). Les applications sont issues des recherches en Intelligence Artificielle : si Google est perçu comme innovateur avec ses Google Car ayant parcouru plus d’1,6 millions de kilomètres, des acteurs sérieux investissent et commencent à communiquer. Toshiba a créé deux centres de recherches dédiés à la sécurité des objets autonomes (avec des tests allant jusqu’à un milliard de kilomètres, et 16 projets de recherche intégrant des étudiants de Stanford et du MIT), Bosch avec un prototype de voiture, et au moins une dizaine d’autre petites sociétés proposent des solutions d’assistance à la conduite. L’IA joue donc un rôle clé pour le futur de l’industrie automobile.

Pour le Retail & La domotique :  Samsung et LG Electronics cherchent à intégrer leurs Smart TV dans la smart home et permettre le pilotage des objets connectés de la maison de manière cohérente. Les  grands acteurs de l’électronique grand public, tels que Samsung, LG, Panasonic, Toshiba, Philips, ou Sony se battent avec leurs nouveaux  téléviseurs,  fins, incurvés ou plats, 8K et immenses . Le marché du téléviseur 4K UHD connaît une croissance d’environ 65% par an avec un potentiel important puisqu’il ne représente en 2015 que 13,9% du marché pour un chiffre d’affaire de 11 milliards de dollars et 13 millions d’unités.
http://www.oezratty.net/wordpress/2016/premiers-retours-du-ces-2016/